DIY: je fais mes culottes menstruelles!


Bonjour à toutes et à tous !

C’est surtout à toutes que je vais m’adresser dans cet article qui va parler menstruations, et plus précisément culottes menstruelles.

En effet, si Green Paulette vous propose des serviettes hygiéniques plutôt pratiques en plus d’être jolies, il ne faut pas croire que je ne me sois pas déjà penchée sur d’autres types de solutions...

Car des solutions, il en existe pas mal quand même pour nous les filles... dont certaines dans un esprit zéro déchet en plus d’être très efficaces.

Je ne vais pas en faire le tour aujourd’hui – je réserverai ça pour un autre article, un autre jour – mais simplement vous parler des culottes menstruelles que j’apprécie beaucoup et plus particulièrement, de faire soi-même ses propres culottes menstruelles.

Green Paulette sort un nouveau produit ?

Mais avant tout, je tiens à dire que Green Paulette ne se lance pas dans une ligne de culotte de règles. La lingerie est un terrain très particulier, tout comme celui des couches lavables, et ça me demanderait de monter une structure entièrement dédiée à cet accessoire, ce qui n’est pas mon but aujourd’hui.

D’ailleurs, si vous avez un peu cherché sur le Net, vous avez dû constater que les entreprises qui proposent des culottes menstruelles ne font pratiquement que ça ! Parfois plusieurs modèles, parfois quelques articles annexes... mais globalement, elles sont entièrement dédiées à ce type de solutions.

Donc, pas de culotte chez Green Paulette, mais après en avoir acheté quelques-unes de différentes marques pour les tester, je me suis demandée si je ne pouvais pas m’en fabriquer juste pour moi... J’ai cherché... puis j’ai trouvé !

Une culotte menstruelle faite maison

C’est sur un groupe de couture de Facebook que j’ai trouvé la perle rare : un patron de couture de culotte menstruelle par Vanessa Salaun qui s’appelle Blue Moon.

Vous trouverez le lien ici :

https://vanessasalaun-fr.mykajabi.com/blue-moon

En résumé : un patron, 3 possibilités, du 34 au 54. Au top !



Image 1 : les 4 culottes menstruelles

J’étais plutôt inquiète au début. J’ai déjà essayé de coudre de la lingerie, et le résultat n’a jamais été très folichon. Ici, j’y suis allée sans me poser de questions. J’ai suivi le pas à pas et finalement, je trouve le résultat plutôt sympa.

Je ne vais pas vous refaire le tuto. Vanessa l’explique très bien sur les explications et même avec des vidéos (1 vidéo pour chaque modèle). La petite difficulté est au niveau de la pose des élastiques, mais sinon, si on respecte bien des gabarits, on obtient une culotte de règle très jolie et personnalisée.

J’étais également très contente de pouvoir utiliser des restes de Jersey d’anciens projets. Quelques dizaines de centimètres pas toujours facile à réemployer, un peu de Pul et du bambou pour l’insert... comme pour les serviettes hygiéniques lavables de Green Paulette !

Je n’ai réalisé que la forme A. Les B et C ne sont pas plus compliqués, mais me demandaient de réimprimer des patrons.

Finalement, je n’ai dû investir que pour les élastiques à picots après un premier essai avec de l’élastique normal (1cm pour la taille, 0,5cm pour les jambes). L’élastique à picots est plus adapté à la lingerie avec un côté doux qui vient au contact de la peau.

Roulement de tambour pour mes premières réalisations !

Voilà mon premier essai avec les élastiques traditionnels et en insert, une couche de micro-éponge de bambou mono face:




Image 2 : premier essai avec élastiques traditionnels


Image 3 : détail des élastiques sur le 1er essai

Ça gondole un peu car l’élastique n’est pas le plus adapté, mais une fois enfilée, la culotte est bien en place.

Forte de cette expérience, j’ai fait 3 culottes supplémentaires en mixant les types d’inserts : 1 épaisseurs d’éponge de bambou (culotte à pois), 2 épaisseurs d’éponge de bambou (culotte rouge), 1 épaisseur de Zorb 2 qui me restait dans le fond d’un tiroir (culotte grise et rose)...

Et voici ce que ça donne :

Image 4 : la culotte rouge avec élastiques à picots et 2 épaisseurs d’éponge de bambou



Image 5 : détail des élastiques à picots



Image 6 : la culotte à pois avec une épaisseur d’éponge de bambou



Image 7 : détail de la culotte à pois


Image 8 : détail de la culotte à pois


Image 9 : la culotte rose et grise avec un insert en Zorb 2



Image 10 : le dos de la culotte rose et grise

Bon c’est bien beau d’avoir de belles culottes, mais sont-elles réellement efficaces ?

Il a fallu attendre quelques jours évidemment. J’ai profité du confinement pour les tester dans pas mal de situations: la nuit, le sport, 1ère journée... je ne les ai pas ménagées et j’ai été agréablement surprise, même si je pense que c’est une opinion très personnelle et que chacune vit cette période du mois très différemment.

Les + : les culottes sont agréables à porter, pas d’élastiques trop tendus qui coupent la circulation, elle « culottent » bien ni trop, ni trop peu (autrement dit, elles ne se coincent pas dans le popotin), et elles ne font pas d’effet « couche » sous un pantalon (j’avoue qu’avec le Zorb, j’avais un doute).

Question absorption – parce que c’est surtout ça qu’on veut savoir – ça a été largement suffisant pour moi qui n’ai pas de flux abondant. J’ai pu porter la culotte rose et grise toute la première journée sans avoir à me changer, malgré une séance de sport.

Même si la forme C était préconisée pour la nuit, j’ai pu dormir tranquille avec mon modèle A – encore une fois, ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde – sans débordement.

Toutes ont donc été testée au moins un jour ou une nuit et aucune fuite constatée. Youpi !!!!

Le nettoyage n’est pas plus compliqué ni plus long que celui d’une serviette hygiénique lavable et tout est revenu nickel de la machine à laver.

Les - : parce que oui, y en a quand même. Petite frayeur au niveau des élastiques. En effet, sur toutes les culottes achetées dans le commerce, les élastiques au niveau des jambes ne sont pas apparents, voire même sur certains modèles, il n’y en a pas, or ici, l’élastique est aux « premières loges » côté réception du flux, et je pense que s’il doit y avoir un débordement, c’est par là que ça risque/peut arriver. Ça n’a pas été le cas avec moi, mais j’ai des doutes avec des flux plus importants.

A chacune de tester. Peut-être qu’il y a moyen de glisser l’élastique entre les épaisseurs, mais ça doit être plus compliqué à confectionner.

Le gros moins, ça a été pour moi le Pul. Surtout celui de la culotte à pois. Le Pul utilisé était un Pul américain, une chute que j’ai eu en promotion il y a un bon moment et que je n’achèterais plus aujourd’hui. Sa qualité imperméabilisante est OK mais il « couine » énormément, genre « tu marches, ça grince », pas très glamour et pas très discret.

Je me garde cette culotte pour la nuit.

Alors, oui, il faut bien choisir ses matières : douce et naturelle pour l’intérieur en contact avec la peau, et un Pul de qualité pour l’extérieur afin d’éviter les couinements intempestifs.



Photo 11 : le verso des 4 culottes

Alors, ce tuto c’est pour qui ?

* Pour celles qui ont déjà fait de la couture et se sentent à l’aise. Ce n’est pas le projet le plus facile car il marie la couture de tissu extensible, des épaisseurs parfois importantes et la pose d’élastiques cousus à même.

* Pour celles qui veulent un peu de gaieté dans leurs culottes même les jours de règles. On peut mixer les couleurs, les motifs... et ça nous sort du noir, blanc ou écru que l’on voit de partout.

* Pour celles qui ont des chutes de tissus. Parce que je ne vais pas vous mentir, si vous achetez jersey + pul + bambou + élastique, suivant vos tissus, ça peut revenir cher. Le mieux est vraiment d’utiliser ce que vous avez chez vous. Parfois un vieux T-shirt sympas, ça peut aussi le faire.

* Pour celles qui ont des menstrues peu abondantes comme moi... ou pour les jours moins abondants pour les autres ?

Le gros plus ?

J’ai vraiment apprécié le fait que le patron soit du 34 au 54. Toutes les femmes, quelque soit leur corpulence, utilisent le même patron, et ça, ça fait du bien...

La conclusion

Vanessa Salaun nous livre un tutoriel complet et très sympa pour celles qui ont envie de mettre de la gaieté dans leurs dessous tous les jours du mois. Il est cependant réservé aux couturières averties sans quoi vous risquez d’être déçue par l’efficacité des culottes.

On ne cherche pas forcément à faire des économies ici, mais plutôt la personnalisation et le côté DIY apprécié par beaucoup d’amateurs de zéro déchet.

Enfin, ne soyez pas déçue si vous pensez ne pas vous en sortir avec ce tuto, il existe plein de créatrices en herbe qui se sont penchées sur la question et vous propose elles aussi des culottes de règles jolies, efficaces et très souvent made in France.

Alors, qui parmi vous va tenter ?

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